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mercredi 5 juin 2013

Je prends position en faveur de certaines dépenses administratives… et j’en suis fier!


« Selon un sondage de la NYU, 70 % des Américains pensent que les organismes de charité gaspillent de l’argent.. Notre objectif est assez étrange : nous voulons que, d’ici dix ans, 70 % des Américains pensent le contraire. » - Le Conseil de la défense des organismes caritatifs

« À combien se chiffrent vos frais administratifs ? » Voilà l’une des questions les plus frustrantes posées aux dirigeants des organismes caritatifs, qui redoutent d’ailleurs de l’entendre. Depuis au moins une dizaine d’années, divers facteurs semblent avoir incité les Canadiens à penser que la valeur d’un organisme de charité est inversement proportionnelle au pourcentage d’argent dépensé dans leur infrastructure.

Ces dernières années, le public a été confronté à de nombreux cas de fausses organisations caritatives ou d’organismes qui dépensent des coûts astronomiques dans leurs collectes de fonds. Pour toute ces raisons, et parce qu’ils désirent sincèrement différencier les quelque 80 000 différents organismes de charité canadiens, les gens tentent de créer une mesure de comparaison commune. Selon moi, malheureusement, on est allé trop loin.

Les « coûts administratifs » ne peuvent pas, à eux seuls, déterminer la valeur d’un organisme caritatif.

Les organismes de charité devraient-ils être transparents et être responsables de la bonne gestion des dons qu’ils obtiennent? Absolument. Des audits réalisés par des firmes crédibles, des vérifications et des mesures de contrôle intégrées aux processus internes, des comités de vérification et des finances hautement efficaces, etc. sont autant d’éléments témoignant d’une gestion financière professionnelle. Ces mesures rassurent aussi les donateurs et les commanditaires.

Mais que se passerait-il s’il fallait dépenser plus de 15 % de nos recettes pour offrir des services de qualité qui font une différence et nous permettre d’accomplir notre mission? Les besoins, la qualité et les résultats ne devraient-ils pas justifier un dialogue plus poussé sur la capacité d’un organisme à accomplir sa mission de manière responsable que l’étude de simples chiffres? Les organisations comme les Grands Frères Grandes Sœurs l’espèrent bien.

La croyance émergente, voulant que les coûts administratifs des organismes de charité ne dépassent pas 15 % de leurs dépenses, est l’une des tendances à long terme les plus dangereuses à avoir vu le jour depuis des décennies. Cette croyance empêche les organisations d’acquérir les ressources nécessaires pour offrir des programmes de qualité. Cela crée par ailleurs un climat où les organisations sont contraintes d’accepter de « mauvaises offres » simplement parce que c’est la seule option qui s’offre à elles. À long terme, ce phénomène aura une incidence négative sur la capacité des organismes à attirer et retenir des employés compétents. Il aura également un impact sur leur capacité à s’assurer de ne pas tourner les coins ronds dans la prestation des programmes et, au bout du compte, sur leur capacité à générer les résultats de qualité supérieure auxquels la société s’attend désormais.

Il est temps que les organismes du secteur caritatif se prononcent, collectivement, et tentent de contrer ce conditionnement continu. Coûts administratifs, administration, capacité. Ces mots doivent s’ajouter au lexique des mots perçus comme ayant une connotation positive, et non pas négative, car ils aident à assurer la qualité et la responsabilisation. Personnellement, je prends position en faveur de certaines dépenses administratives, et j’en suis fier.

Qu’en pensez-vous? Êtes-vous fiers d’être en faveur des coûts administratifs? De quelle manière choisissez-vous les organismes que vous appuyez? Estimez-vous que mes observations ne reflètent pas la réalité? Je serais ravi de savoir ce que vous en pensez!
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Bruce MacDonald
President et chef de la direction, Grands Frères Grandes Soeurs du Canada


*À l’occasion de leur assemblée générale annuelle, qui s’est tenue récemment, Imagine Canada a accueilli plusieurs nouveaux membres au sein de son conseil, incluant notre président et chef de la direction, Bruce MacDonald. Bruce affirme qu’il « espère être plus au fait des tendances plus générales auxquelles le secteur des organismes sans but lucratif fait face et espère contribuer aux organismes de bienfaisance et sans but lucratif dans un contexte plus large ».

Bruce a été élu aux côtés d’illustres individus, dont Darlene Jamieson (Merrick Jamieson Sterns Washington & Mahody Barristers); Derek Gent (Vancity Community Foundation) et Mike Pedersen (Banque TD), et se joint aux membres actuels, notamment Stéphane Vaillancourt (Les YMCA du Québec) et Owen Charters (Société canadienne de la SP). Une liste complète des membres du présent conseil d’administration est affichée sur le site Web d’Imagine Canada.



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