Au sein du mouvement des Grands Frères Grandes Soeurs, nous croyons que tous les enfants devraient avoir la chance d’atteindre leur plein potentiel, en tant qu’individus et citoyens. Nous croyons qu’en changeant le cours de la vie des jeunes, nous pouvons en retour changer le cours de l’avenir de la communauté.
Le Blogue des GFGSC est une plateforme que nous utiliserons pour sensibiliser la population sur les problématiques clés auxquels les jeunes d’aujourd’hui font face. Parfois, nous plaiderons pour notre cause, parfois, nous chercherons à éduquer, informer, poser des questions, mais nous désirons en tout temps susciter la discussion sur les problématiques les plus pressantes qui affectent les générations de jeunes d’aujourd’hui.


mercredi 2 avril 2014

Parler de bienfaisance est une chose, mais sommes-NOUS à l’écoute?


À la fin de 2013, la Fondation Muttart et Imagine Canada ont publié les résultats de recherche du plus récent rapport « Talking About Charities », une étude de recherche menée auprès de près de 4 000 Canadiens. Il s’agit de la cinquième édition du rapport dont la plus récente version a été publiée en 2008.

L’étude se penche sur des questions comme la familiarité avec les organismes de bienfaisance, l’importance accordée et les attitudes envers les organismes de bienfaisance, la confiance envers les organismes de bienfaisance et leurs dirigeants, les collectes de fonds, la mise à disposition d’informations, les activités commerciales des organismes de bienfaisance, la sensibilisation aux organismes de bienfaisance et la surveillance des organismes de bienfaisance.

Le rapport regorge de conclusions intéressantes. Il contient plusieurs éléments de différenciation qui méritent notre attention collective.

Les Canadiens accordent manifestement de l’importance à l’écoute des organisations caritatives concernant leur façon d’utiliser l’argent des dons. Le rapport Talking About Charities porte sur ces attitudes, reliées à la fois à l’importance de recevoir des renseignements et à la capacité des organisations caritatives à rendre compte des renseignements.

Il y a une différence surprenante.

Interrogés sur l’importance des « renseignements relatifs aux programmes et aux services offerts par les organismes de bienfaisance », 81 % des Canadiens ont répondu « Très important » (le résultat monte en flèche à 98 % lorsque l’on ajoute à ce résultat la réponse « Quelque peu important »). Interrogés sur « l’efficacité des organismes de bienfaisance à fournir des renseignements relatifs aux programmes et aux services qu’ils offrent », seulement 7 % des Canadiens ont évalué le secteur comme étant « Excellent ». Il y a un écart de 74 % entre l’importance de cette information et la capacité qu’ont les organisations comme les Grands Frères Grandes Sœurs à communiquer efficacement!

Des écarts similaires apparaissent en réponse aux questions sur l’importance et à la prestation d’information sur « l’impact du travail des organisations caritatives sur les Canadiens », « la façon dont les organisations caritatives utilisent les dons » et « les coûts relatifs aux collectes de fonds ». Les résultats présentent de nombreuses facettes et varient selon la situation géographique, l’âge, les niveaux de confiance, etc.

Il y a un message clair dans cette série de questions. Les Grands Frères Grandes Sœurs ont la possibilité de fournir des informations pertinentes en temps opportun et combler l’écart entre les attentes et les informations fournies actuellement.

Une deuxième conclusion révélatrice du rapport est que « le pourcentage de Canadiens qui croient que les organisations caritatives sont généralement honnêtes à propos de la façon dont elles utilisent l’argent des dons est encore élevé, soit 70 %, mais il s’agit d’une diminution par rapport à 84 % de cet avis en 2000. Similairement, seulement un tiers des Canadiens (34 %) environ croient que les organisations caritatives demandent uniquement de l’argent lorsqu'elles en ont vraiment besoin, comparativement à 47 % des Canadiens de cet avis en 2000. »

On estime désormais que le secteur est presque constamment en cours de collecte de fonds. Plusieurs d’entre nous attesteront que c’est bien l’impression qu’ils ont! Ce changement considérable de perception, cependant, pourrait affecter nos bases de donateurs et de commanditaires à long terme.

Des organisations comme les Grands Frères Grandes Sœurs devront examiner et discuter les renseignements contenus dans ce rapport afin de mieux comprendre les changements d’attitudes subtiles, mais potentiellement considérables, du public à l’égard du secteur caritatif.

Heureusement, l’avenir demeure optimiste, car les organisations caritatives au service des enfants continuent d’obtenir des niveaux de confiance élevés et sont demeurées à 82 %.

Donc… sommes-nous à l’écoute et répondons-nous à ce que les Canadiens nous ont dit?

Bruce MacDonald
Président-directeur général
Les Grands Frères Grandes Soeurs du Canada



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